Category Archives: Actualités du groupe ADIS

Lettre d’information n°19 du groupe ADIS

Bonjour à tous,

Lors du vote du budget le 17 mars dernier, j’ai tenu à rappeler plusieurs priorités du groupe ADIS s’agissant de nos finances locales : la volonté de ne pas laisser augmenter la pression fiscale sur les ménages ni sur les entreprises et le refus d’utiliser l’emprunt s’il nous conduit hors de la zone de sécurité. C’est bien l’orientation choisie par notre Métropole et malgré des ressources très limitées, nous avons choisi de maintenir notre niveau d’investissement alors que la plupart des collectivités le baisse. C’est un signal important pour la qualité de notre service public, l’activité et l’emploi sur notre territoire. Cette volonté nous invite aussi à être exigeants sur la qualité et les retombées de ces investissements : ils doivent à la fois  répondre à nos engagements et garantir à nos concitoyens une action publique efficace et rigoureuse. Cela doit également passer par la maîtrise de nos charges de fonctionnement qui vont faire l’objet d’une attention toute particulière avec la définition d’un plan pluriannuel de fonctionnement. Il donnera à nos services des orientations en matière de gestion générale et d’évolution de la masse salariale. Nous devons être extrêmement vertueux sur cette question tout en ayant une approche humaine et bienveillante de la réalité de nos services et de nos agents.

Retrouvez au sommaire de cette lettre d’information : le vote du budget 2017 et le retour sur le conseil Métropolitain du 24 mars dernier.

           Bonne lecture !

Retrouvez la lettre d’information n°19 du groupe ADIS en intégralité: vote du budget 2017, départ de Jean-Pierre Villoud, stratégie territoriale de sécurité et de prévention etc…

SMTC : approbation du bilan de la concertation sur les mobilités du Grand Sud

Françoise Gerbier a présenté, à l’occasion du dernier comité syndical, le bilan de la concertation sur le schéma multimodal de mobilité du territoire Grand Sud. Rassemblant les contributions des élus et des associations du territoire ainsi que d’un panel citoyen, ce travail de co-construction a fait émerger des grands principes – favoriser l’usage du vélo et les usages partagés de l’automobile, améliorer la desserte des transports collectifs…- qui seront déclinés prochainement en grands projets. En attendant, des expérimentations en matière de voiture partagée sont d’ores et déjà lancées et le développement de l’offre Flexo sur le secteur, effectif dès la rentrée 2017.

Retrouvez en vidéo la présentation du bilan de la concertation Grand-Sud par Françoise Gerbier

 

Budget de Grenoble-Alpes Métropole: exercice 2017

Lors d’un Conseil Métropolitain dédié le 17 mars, Raphaël Guerrero a présenté le budget primitif 2017 de Grenoble-Alpes Métropole. 

Le 2ème vice-président aux finances et budget a rappelé les trois priorités qui guident ce budget : lutter contre les précarités, favoriser le développement du territoire et mettre en œuvre la transition énergétique. Il a également mis en avant les 160 millions d’euros qui seront investis cette année par la Métropole, ce qui en fait le premier investisseur public du territoire avec 355 € par habitant. Raphaël Guerrero a pu insister également sur la stabilité des impôts locaux dans un contexte national pourtant difficile, avec cette année la perte de 4,5 millions d’euros de dotations de l’état. Enfin, il a annoncé la volonté métropolitaine de maîtriser les charges de fonctionnement afin d’anticiper l’évolution à la baisse de nos dotations, les dépenses de fonctionnement s’élevant à 407 millions d’euros pour ce budget 2017. La maîtrise de nos charges de fonctionnement devra nous permettre d’assurer 20% d’auto-financement afin de pouvoir continuer à investir autant sur notre territoire, sans avoir recours au levier fiscal ou au levier de l’emprunt. 

Les chiffres clés:

Recettes de fonctionnement (BP consolidé) : 500 M€, dont 219 M€ de fiscalité et 56 M€ de redevances.

Dépenses de fonctionnement (BP consolidé) : 407 M€ dont 31 % sont des reversements aux communes (103 M€ d’attributions de compensation et 23 M€ de dotation de solidarité communautaire).

La masse salariale: 86 M€.

Principales participations du BP principal : 19 M€ pour le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC), 15 M€ pour le Service départemental d’incendie et de secours, 4 M€ pour le budget annexe des déchets, etc.

Recettes fiscales pour le BP principal : 106,1 M€ venant des entreprises et 62,9 M€ venant des ménages.

Annuité de la dette : 74 M€, dont 58 M€ de remboursement de capital. Encours de la dette : 401,7 M€ au 1er janvier 2017.

Capacité de désendettement : 6,4 ans (8,5 ans avec la dette récupérable des communes et du SMTC).

Epargne nette : 34 M€, ce qui permet d’autofinancer 21 % des 160 M€ d’investissement de tous les budgets (dont 105 M€ pour le budget principal).

Dépenses d’investissements : 160 M€, dont 101,5 M€ au budget principal.

Retrouvez la présentation du budget primitif 2017 de Grenoble-Alpes Métropole par Raphaël Guerrero en vidéo

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Intervention de Jacques Nivon sur le budget 2017

Dans son intervention, Jacques Nivon est revenu sur le principe de l’attribution de compensation et de la dotation de solidarité. Celle-ci est présentée comme une charge importante pour la Métropole et pourtant c’est le résultat de l’ancienne taxe professionnelle lié aux investissements économiques réalisés par les communes. Ce n’est donc pas une charge puisque la Métropole reçoit et restitue aux communes ce qui était le résultat du développement économique réalisé sur la communauté d’agglomération et les autres communautés de communes. Cette dotation est donc partagée entre les intercommunalités et les communes dans un soucis de solidarité.

Il a également salué l’esprit collaboratif de la construction budgétaire, il permet une meilleure appropriation et vision du financement des actions par nos commissions. Cette nouvelle approche dans la construction du budget permet de partager les priorités par compétence pour l’année et c’est une avancée très intéressante. C’est quelque chose sur lequel le groupe avait insisté en 2016.

Il a apporté son plein soutien à la stratégie financière qui assure le maintien de la fiscalité à son niveau actuel et un recours prudent à l’emprunt.

« C’est un marqueur important de nos actions; nous devons être vertueux et exemplaire dans notre gestion des deniers publics. Nous serons non seulement attentifs à ne pas laisser augmenter la pression fiscale sur les ménages et les entreprises. Trop nombreux de ceux-ci sont à bout de souffle aujourd’hui du fait de taux de taxes très élevés. Nous marquerons aussi notre refus d’utiliser l’emprunt s’il nous conduit à nous trouver hors de la zone de sécurité telle qu’elle a été fixée.    

Nous apprécions le maintien de la dotation de solidarité à son niveau de 2016. Si son mécanisme est complexe nous ne devrons pas faire l’impasse sur la révision de cette dotation de solidarité, notamment si les bases augmentent de manière significative. Nous avons la responsabilité de développer l’économie pour créer de l’emploi et des richesses dont une partie devra retourner aux communes.

Nous maintenons notre niveau d’investissement alors que la plupart des collectivités, les métropoles en particulier, le baisse. Cela représente un signal important pour la qualité de notre service public, l’activité et l’emploi sur notre territoire. Même si nous en sommes conscients tout n’est pas parfait et que cela représente une marge de manœuvre réduite et nous conduit à diminuer nos dépenses de fonctionnement. A notre niveau, le véritable sujet: s’efforcer de mieux investir. Cela soulève plusieurs questions :

  • D’abord, le choix de nos investissements : prendre le temps de re-questionner nos objectifs en regardant le chemin parcouru depuis le début de notre mandat ; les engagements que nous avons affirmés, les compétences que nous avons transférées et la priorité que nous voulons leur donner, je parle notamment de la voirie et des ouvrages d’art dont le transfert de charges nous préoccupe aujourd’hui ;
  • Il y a ensuite la qualité de nos investissements : nous devons prendre le temps de mesurer l’impact socio-économique de nos investissements, les économies permises par un nouvel équipement ou au contraire les frais de fonctionnement qu’il peut induire. Cette nécessaire évaluation permettra de mieux calibrer nos futurs équipements ; elle constitue le gage d’une action publique efficace et rigoureuse.

 

S’agissant de la section fonctionnement de notre budget. Notre volonté est bien de maîtriser nos dépenses malgré l’augmentation de certaines charges, conséquentes, sur lesquelles nous n’avons pas de prise. Nous tenons à insister sur plusieurs points :

  • Le renforcement de notre culture de gestion : nous en faisons une priorité avec une trajectoire à moyen terme que nous allons construire en définissant un plan pluriannuel de fonctionnement. Là aussi l’évaluation de nos actions, de nos expérimentations est un outil indispensable pour accompagner l’activité de nos services et améliorer notre capacité d’intervention.
  • La nécessaire vigilance quant à la trajectoire de la masse salariale : nous savons que nous devons aller plus loin dans sa maîtrise. Nous savons aussi que notre collectivité a significativement élargi son périmètre de compétences dans un temps très court et qu’elle demeure encore dans sa phase de structuration. Il ne nous paraît pas pertinent, à ce titre, de faire des comparaisons avec la trajectoire d’autres collectivités tant notre organisation est mouvante encore maintenant. Mais la volonté est bien là : nous, force politique, devons donner des orientations à nos services pour structurer leur activité de la manière la plus optimale possible. Bien entendu, cela ne peut se faire de manière uniforme ; nous devons étudier finement les réalités de chaque service ; regarder là où on peut faire des économies et là où il y a un besoin de renfort ; étudier la composition de nos effectifs en fonction des différentes catégories : répond-t-elle à un exercice optimal de nos compétences ? Nous devons être extrêmement vertueux sur la question de la masse salariale sans tomber pour autant dans le culte de la performance mais plutôt dans une gestion humaine et bienveillante de la réalité de nos services et de nos agents. »

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Intervention de Françoise Gerbier sur les mobilités et la voirie

« Les mobilités et la voirie méritent un apport financier important, et ce n’est pas toujours facile dans la période actuelle, difficile au niveau budgétaire. En 2017 les principaux projets sont le développement des axes structurants cycles, le développement de la multimodalité, le lancement des études sur la Zone Circulation Restreinte etc… Les actions engagées depuis le début du mandat ont pour objectifs de fluidifier la circulation dans notre agglomération et de favoriser les modes de déplacements doux.

Nous sommes attentifs dans notre groupe à tous ces dossiers car les besoins ne sont pas forcément les mêmes dans le centre de Grenoble et dans les différents territoires.

Sur le Grand Sud nous avons beaucoup travaillé et nous estimons que cette desserte doit être une priorité budgétaire. Nous avons mené une concertation avec les acteurs et le territoire. Les habitants se sont beaucoup impliqués, et plusieurs solutions sont à étudier: amélioration de la desserte ferroviaire, création d’une ligne de bus structurante, aménagement de voies de bus et de cycles, création de parkings relais etc… Nous devons maintenant rentrer dans une phase opérationnelle pour que, dès la rentrée de septembre, on puisse répondre aux attentes, avec la volonté de développer les transports en communs, les modes doux et le covoiturage. Améliorer la desserte du Grand-Sud est essentielle car chaque jour 30 000 automobilistes parcourent cet axe. La desserte de ce territoire ne doit pas être une variable d’ajustement mais bien une priorité pour la fin de ce mandat.

Retrouvez l’intervention de Françoise Gerbier en vidéo

Le Conseil Métropolitain salue le départ de Jean-Pierre Villoud

Le Conseil Métropolitain a salué le départ de Jean-Pierre Villoud, maire de Mont-Saint-Martin et membre du groupe ADIS, qui quitte ses fonctions municipales et métropolitaines pour raisons personnelles et familiales. Le président de Grenoble-Alpes Métropole Christophe Ferrari a salué le travail, l’engagement et l’assiduité de Jean-Pierre Villoud tout au long de ce mandat. Invité à la tribune, ce dernier a remercié le président de la Métropole pour ses propos chaleureux:

 

« Je voudrais vous remercier au nom de nos habitants pour l’écoute et la bienveillance accordée depuis votre arrivée à la tête de cette institution. Je n’ai pas oublié votre première visite à Mont Saint Martin après votre élection, et le temps que vous avez consacré à notre territoire. Je n’ai pas oublié le soutien de la Métropole à notre opération Cœurs de Village, prémices de Cœurs de Ville/Cœurs de Métropole. Je félicite également le président de notre groupe Jacques Nivon et la vice-présidente Christiane Raffin pour avoir su rassembler et fédérer autour d’eux toutes ces communes, donnant ainsi naissance au groupe ADIS, formation atypique dans le paysage politique traditionnel. J’encourage mes collègues à continuer à travailler ensemble pour le succès de ce groupe, dans le respect et l’écoute de chacun. Je voudrais dire enfin à tous les collègues de cette assemblée la fierté que j’ai eue de vivre avec eux la naissance de cette métropole bien particulière. Je salue la participation de chacun, et la qualité des débats qui ont nourri cette construction, avec parfois un peu de poil à gratter, mais avec le même idéal : faire une métropole solidaire et fraternelle »

Retrouvez en vidéo l’hommage du président de la Métropole et l’allocution de Jean-Pierre Villoud

Biomax, la future centrale au bois de la Métropole

Le Conseil Métropolitain du 24 mars devait se prononcer sur la Nouvelle Unité de Production de chaleur, qui doit être construite sur la Presqu’île scientifique.

C’est Jean-Luc Poulet qui est intervenu sur ce dossier au nom du groupe ADIS:

« La nouvelle unité de production sera certainement l’un des projets d’investissement les plus importants de notre mandat, avec une prévisionnel de travaux qui s’élève aujourd’hui à 57 millions d’euros HT. Ce projet permettra d’alimenter de 10 000 à 15 000 logements en chauffage urbain et environ 10 000 en électricité grâce à la cogénération.

Cette délibération précise et détaille les évolutions nécessaires du projet qui entraînent un surcoût de l’ordre de 4,6 millions d’euros. Pour compenser ce surcoût, nous serons donc dans l’obligation de nous appuyer sur les subventions extérieures, et en particulier celle du CPER à hauteur de 3 millions d’euros, tout en maintenant le niveau d’investissement prévu par la Métropole. Nous devons différencier ces évolutions et leurs surcoûts:

-Celles dues aux aléas techniques liés à des contraintes nouvelles et qui s’imposent à nous

-D’autres comme la cogénération, qui occasionne un coût plus élevé mais reste justifiée grâce à la vente d’électricité à un tarif attractif et qui permet donc un temps de retour sur investissement très court de trois ans.

-Les dépenses liées à l’amélioration esthétique du bâti, qu’il faudra maîtriser.

La réalisation de la NUP nous ramène toujours à la question de son alimentation et une réflexion globale sur la filière bois énergie. Il sera donc également nécessaire d’avoir une analyse complète de nos ressources sur le territoire métropolitain et celui de nos voisins, et de profiter de notre PLUi pour inscrire des emplacements réservés pour la création de dessertes, de chargeoirs, de lieux de transformation en plaquettes, de séchoirs.

Nous pourrions également agir sur la demande, avec une aide métropolitaine accordée pour le remplacement de chaudière fioul par une chaudière bois à plaquette ou a granule, à la manière de la prime air bois. C’est toute une filière à réfléchir, à organiser et à mettre en place. ».

Revoir l’intervention de Jean-Luc Poulet en vidéo

Plus d’informations sur Biomax, la future centrale au bois de la Métropole

Stratégie territoriale de sécurité et de prévention

Françoise Gerbier est intervenue au nom du groupe ADIS sur l’adoption de la stratégie territoriale de sécurité et de prévention:

 

« Nous ne pouvons que nous féliciter du travail qui s’est engagé autour de cette stratégie territoriale de sécurité et de prévention de délinquance. Il s’agit d’une démarche collective, qui associe l’ensemble de nos partenaires sur ces questions : la préfecture, le conseil départemental, et bien sûr la Métropole et ses 49 communes et nos partenaires.

En matière de sécurité et de prévention nous avons le besoin d’avancer collectivement en dehors de tout clivage politique et territorial. Ainsi, la création de groupes de travail permettra le partage d’expérience entre des communes confrontées à des problématiques semblables.

Sur le diagnostic on note malheureusement l’augmentation de la violence et des cambriolages, ce qui pose la question des moyens accordés aux forces de polices et de gendarmeries. On  se trouve en effet plutôt dans le cadre d’action de répression et après bon nombre d’années  de dégradations des conditions de travail, du manque d’effectifs, des moyens en général des forces de polices c’est le constat malheureux qui est fait.

Pour ce qui nous concerne nous, élus et acteurs de la métropole, nous nous situons plutôt dans le cadre de la prévention :

-Pour la jeunesse, car c’est bien sur ce sujet que la notion de prévention prend tout son sens, avec des mesures d’accompagnement des jeunes mineurs sur plusieurs points, comme la violence en milieu scolaire, le décrochage, le soutien à la parentalité etc…

-Pour les 16-25 ans nous soulignons le travail des missions locales et l’accompagnement à la recherche d’emploi.

-Notre volonté de développer les mesures de réparation et l’accueil des TIG (travail d’intérêt général).

-Souligner le travail de la prévention spécialisée, nouvelle compétence métropolitaine.

-Toutes les fiches proposées sur la tranquillité publique et sur la violence soulignent l’importance du dialogue avec la police et la gendarmerie qui est indispensable mais malheureusement difficile aujourd’hui, notamment depuis l’abandon de la police de proximité.

Pour finir, un focus sur les petites communes :

L’accompagnement des élus des petites et moyennes communes semble particulièrement intéressant pour les communes de notre groupe.  Si nos communes rurales et péri-urbaines sont moins exposées à la délinquance et au sentiment d’insécurité que les communes urbaines, la sécurité et la tranquillité publiques restent des préoccupations majeures pour nos habitants. D’autant  que nos communes sont moins dotées en moyens humains pour faire face à ces problématiques : pas de police municipale, difficultés à faire respecter la métropole apaisée… Nous avons un besoin de formation et d’accompagnement  des maires ou adjoints  sur des sujets divers comme le dialogue avec les jeunes, la mise en place de mesure de réparation, la question de la fourrière voiture  et également celle des animaux errants.

Enfin je souligne  le lien judicieux avec d’autres politiques de la métropole : l’espace public, avec l’importance du lien fait avec le PLU I et les aménagements  de voiries.

Nous soutenons donc fortement la volonté de la Métropole de prendre en compte les besoins et les problématiques énoncées et de chercher ensemble des solutions adaptées à nos spécificités. Plus globalement, nous appuyons cette démarche pragmatique et collective.

Retrouvez l’intervention de Françoise Gerbier en vidéo

 

Elaboration du schéma directeur lumière métropolitain

Bernard Charvet a soutenu au nom du groupe ADIS la démarche d’élaboration du schéma directeur d’aménagement lumière métropolitain:

« Je rappelle qu’il est important que l’on prenne en compte les spécificités des différentes typologies de communes qui n’ont pas du tout la même approche, ni les mêmes besoins. Il sera intéressant de travailler sur un référentiel commun en termes de sécurité en fonction de ces typologies. Il faudra également s’inspirer des expérimentations en cours dans certaines communes qui sont très enrichissantes dans les petites communes comme dans les plus grandes. Nous avons  mis en place sur notre commune une extinction partielle en faisant de grosses économies.

Le transfert des points lumineux, en  particulier, questionne les membres de notre groupe. D’un point de vue politique c’est un levier d’action qui nous échappe encore une fois. Nous allons perdre la maîtrise d’une politique que nous menions jusqu’à présent avec le souci de garantir la sécurité sur les routes de nos communes et de gérer nos ressources de manière particulièrement économe. D’un point de vue technique, comment sera effectuée la  dissociation entre l’éclairage de voirie et celui d’agrément ? Ces questions nous ont préoccupés et nous préoccupent encore, c’est pourquoi nous avons travaillé l’aspect juridique avec le vice-président en charge et les services. Il se trouve que nous n’avons pas le choix ; la Métropole doit assurer la pose et l’entretien de l’éclairage public car il est indispensable à l’exploitation de la voirie.

Nous souhaitons donc attirer l’attention sur plusieurs points pour préparer au mieux le transfert de ces points lumineux :

-Le coût de l’éclairage public pèse, en proportion, moins dans les budgets des petites communes que dans les communes urbaines. Il faudra prendre en compte cette particularité dans le transfert.

-Il faudra valoriser les efforts d’investissement passés réalisés dans les communes car ces investissements vont générer des économies d’énergie futures qui bénéficieront à la Métropole.

-Demain l’éclairage d’agrément restera communal. Cela va changer la taille des contrats que nous avons avec nos prestataires et va entraîner un coût unitaire d’intervention plus important par point lumineux. Il faut qu’on réfléchisse à des modalités de partenariat avec la Métro et entre les communes pour éviter ce surcoût, avec le soucis de préserver des prestataires locaux. Nous avons besoin de ces prestataires pour leurs interventions rapides et leurs prix compétitifs. »

Retrouvez l’intervention de Bernard Charvet en vidéo

Lettre d’information n°18 du groupe ADIS

Bonjour à tous,

Le dernier conseil métropolitain a marqué une étape importante pour le groupe ADIS : le lancement de notre futur projet métropolitain. Il est fondamental que notre assemblée délibérante fixe un cap politique pour notre métropole. C’est en effet notre rôle que de projeter notre territoire dans l’avenir. C’est aussi notre rôle que de donner une orientation politique forte à nos services ainsi qu’à nos agents afin de les conforter dans leur mission. Nous nous réjouissons donc de pouvoir commencer ce travail de manière collective, au-delà des clivages politiques, en y associant les forces vives du territoire que sont les élus municipaux, les acteurs locaux et surtout les habitants.

Nous devons aujourd’hui relever un défi essentiel, celui de créer les conditions d’un développement économique durable au service de la création d’emplois, dans le respect de notre environnement, de notre qualité de vie et avec une attention particulière envers les populations les plus fragiles.

Retrouvez les déclarations du groupe à ce sujet ainsi que les principales délibérations que nous avons votées lors des conseils du 3 février dernier.

           Bonne lecture à tous !

 

Retrouvez la lettre d’information n°18 du groupe ADIS: lancement de la démarche de projet métropolitain, Cœurs de Ville/Cœurs de Métropole Grenoble, avis du panel citoyen sur le schéma de mobilité Grand Sud etc…

Conseil Métropolitain du 03 février – Cœurs de Ville/Cœurs de Métropole Grenoble

Le Conseil Métropolitain du 03 février était amené à se prononcer sur le bilan de la concertation et le lancement des travaux pour le projet Cœurs de Ville/Cœurs de Métropole Grenoble. Lors des 03h40 de débat sur le projet, c’est Guy Jullien qui a porté la voix du groupe. Vous pouvez retrouver ci-dessous son intervention:

« J’interviens sur ce dossier complexe qu’est Cœur de Ville/Cœurs de Métropole Grenoble au nom du groupe ADIS, mais aussi avec ma délégation commerce et artisanat. J’ai participé à ce titre au comité de pilotage dédié au projet ainsi qu’aux nombreuses réunions de concertations et d’informations qui ont été organisées avec les acteurs économiques grenoblois mais aussi avec les unions commerciales. Je peux ainsi témoigner qu’il y a bien eu de la concertation, des échanges et de l’écoute, ce qui a modifié au cours des mois de concertation ce projet. Des oppositions fortes subsistent et nous sommes évidemment sensibles en tant qu’élus aux craintes et aux inquiétudes de certains habitants et commerçants face à un projet de cette ampleur.

Cependant, nous pensons aussi qu’il est vital d’investir maintenant pour renforcer l’attractivité du centre-ville grenoblois et de ses commerces, notamment à l’aune des futurs projets de grandes zones commerciales qui se profilent. Je crois qu’il nous faut agir maintenant, afin de devancer la réalisation de ces projets commerciaux  et ne pas reporter le projet car nous serons dans l’impossibilité de le mener à bien avec les travaux de l’échangeur du Rondeau.

S’agissant de la coupure des boulevards Agutte-Rey-Sembat-Lyautey le groupe ADIS souhaiterait insister sur la notion de test d’usage comme cela a été dit par beaucoup de groupes. Les travaux de la compagnie de chauffage prévus dès avril doivent être l’occasion de se confronter à la réalité des report de circulations et des reports modaux prévus par l’étude de Transitech. Il faudra que les élus aient à leur disposition des éléments factuels de comparaison avant et après la coupure de l’axe, en termes de fluidité, de pollution atmosphérique et de report modal sur les autres communes limitrophes. Avec cette phase de test, et suivant ses résultats, nous veillerons alors à ce que la porte reste ouverte pour procéder à des ajustements, voire à un recul sur le projet. C’est d’ailleurs bel et bien prévu par la délibération qui indique que « Cette phase de travaux jusqu’à l’automne 2017 sera mise à profit pour observer le fonctionnement du plan de circulation et si nécessaire l’ajuster », tout cela étant renforcé par l’amendement présenté par le groupe PASC.

Ce qui est certain, c’est que nous devrons avoir une exigence d’écoute, de communication et de réactivité auprès des commerçants pendant cette période. J’y veillerai particulièrement au titre de ma délégation commerce et artisanat. Il faudra être tous aussi exigeants pour la communication auprès des habitants et des visiteurs, notamment en facilitant l’accès aux parkings en ouvrage. A ce sujet, nous devrons mener une réflexion sur notre réseau de parkings relais afin de favoriser l’accès au centre-ville en transports en commun. L’offre en parkings relais nous semble aujourd’hui encore trop insuffisante, en particulier dans le sud de l’agglomération.

Enfin, nous aimerions conclure par un point auquel nous sommes particulièrement attachés au groupe ADIS : le respect de la volonté communale et de ses élus. Nous serons toujours attentifs à la place centrale que doit occuper la commune, même sur des dossiers portés par l’intercommunalité. Cœur de ville/Cœur de Métropole Grenoble est bien un projet sous maîtrise d’œuvre Métro mais cofinancé par la ville et impulsé par les élus de la majorité grenobloise. Ces élus ont la légitimité démocratique pour porter un projet pour leur ville. C’est ce principe qui a guidé les positions du groupe jusqu’à maintenant sur les autres projets Cœurs de ville, je pense notamment à Meylan et au Fontanil, demain à Noyarey et à Pont-de-Claix. C’est cette position que nous porterons encore pour tous les projets Cœurs de Ville/ Cœurs de Métropole. Car Cœurs de Ville Cœurs de Métropole ce n’est pas seulement le projet du centre-ville Grenoblois, cela peut-être 49 projets d’investissements pour les 49 villes et villages de notre territoire.

Vous l’avez compris,

Parce que nous croyons dans la nécessité d’investir pour l’attractivité du cœur de la ville-centre.

Parce que nous croyons que la phase de test qui s’ouvre nous permettra d’apporter des ajustements au projet, voir éventuellement de le stopper et de faire marche arrière si la situation était aussi catastrophique qu’on peut nous l’annoncer.

Parce qu’enfin nous croyons profondément dans la légitimité de la commune et de ses élus à porter un projet structurant.

Le groupe ADIS soutiendra majoritairement cette délibération »

L’intervention de Guy Jullien en vidéo

L’article du Dauphiné Libéré sur le débat Cœurs de Ville Cœurs de Métropole Grenoble

 

 

 

Conseil Métropolitain du 3 février – Délibération cadre voirie et espaces publics

Le vice-président à la voirie et aux espaces publics Ludovic Bustos présentait lors du Conseil Métropolitain du 3 février une délibération cadre sur la compétence voirie. C’est Françoise Gerbier qui est intervenue au nom du groupe ADIS sur cette délibération majeure:

« La voirie est une préoccupation de tous les jours sur nos communes et elle est importante pour nos habitants et pour les élus de proximité que nous sommes.

Nous avons constaté ces derniers mois sur le terrain les difficultés de mise en place de cette compétence, en grande partie dues à son transfert récent et à l’importance des crédits qu’elle demande. Nous avons rencontré dans nos communes, puis avec le groupe ADIS le vice-président Ludovic Bustos et il nous semble qu’il a tout à fait conscience de ces difficultés. Cette délibération va justement nous permettre de donner un cadre précis à cette compétence et donc d’être plus efficace au quotidien sur l’exercice de notre politique voirie.

-Nous sommes particulièrement favorables à la proposition qui est faite de répartir l’enveloppe de Gros Entretien Renouvellement par territoires. Cela permet de gagner en réactivité et en proximité, ce sont des qualités qui nous semblent essentielles pour mener à bien une compétence comme la voirie. La territorialisation qui se met en place doucement sera un moyen de faire participer mieux les conseillers municipaux à la politique métropolitaine, en s’appuyant on le sait sur leur connaissance fine des communes et sur le travail de proximité qu’ils ont l’habitude de faire avec les habitants. La répartition de cette enveloppe par territoires permettra aussi des remontées de terrains et des échanges pragmatiques lors des conférences territoriales, qui deviendront ainsi de réels lieux d’arbitrages. C’est pour nous le signe positif d’une métropole qui cherche à aller vers toujours plus de proximité, en respectant l’échelon de proximité qu’est la commune et qui permet d’être plus réactif pour les habitants.

-Enfin, un mot sur l’aspect financier et notamment la possibilité d’avoir recours à des fonds de concours communaux : nous devons évidemment veiller à la soutenabilité financière pour les communes, et en particulier pour les communes ayant « CLECTé » autant ou plus que ce qu’elles ne dépensaient réellement. Nous pourrons également à la fin de cette année de test évaluer si le budget consacré à la voirie issu de la CLECT est suffisant »

Retrouvez l’intervention de Françoise Gerbier en vidéo

 

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