Biomax, la future centrale au bois de la Métropole

Le Conseil Métropolitain du 24 mars devait se prononcer sur la Nouvelle Unité de Production de chaleur, qui doit être construite sur la Presqu’île scientifique.

C’est Jean-Luc Poulet qui est intervenu sur ce dossier au nom du groupe ADIS:

« La nouvelle unité de production sera certainement l’un des projets d’investissement les plus importants de notre mandat, avec une prévisionnel de travaux qui s’élève aujourd’hui à 57 millions d’euros HT. Ce projet permettra d’alimenter de 10 000 à 15 000 logements en chauffage urbain et environ 10 000 en électricité grâce à la cogénération.

Cette délibération précise et détaille les évolutions nécessaires du projet qui entraînent un surcoût de l’ordre de 4,6 millions d’euros. Pour compenser ce surcoût, nous serons donc dans l’obligation de nous appuyer sur les subventions extérieures, et en particulier celle du CPER à hauteur de 3 millions d’euros, tout en maintenant le niveau d’investissement prévu par la Métropole. Nous devons différencier ces évolutions et leurs surcoûts:

-Celles dues aux aléas techniques liés à des contraintes nouvelles et qui s’imposent à nous

-D’autres comme la cogénération, qui occasionne un coût plus élevé mais reste justifiée grâce à la vente d’électricité à un tarif attractif et qui permet donc un temps de retour sur investissement très court de trois ans.

-Les dépenses liées à l’amélioration esthétique du bâti, qu’il faudra maîtriser.

La réalisation de la NUP nous ramène toujours à la question de son alimentation et une réflexion globale sur la filière bois énergie. Il sera donc également nécessaire d’avoir une analyse complète de nos ressources sur le territoire métropolitain et celui de nos voisins, et de profiter de notre PLUi pour inscrire des emplacements réservés pour la création de dessertes, de chargeoirs, de lieux de transformation en plaquettes, de séchoirs.

Nous pourrions également agir sur la demande, avec une aide métropolitaine accordée pour le remplacement de chaudière fioul par une chaudière bois à plaquette ou a granule, à la manière de la prime air bois. C’est toute une filière à réfléchir, à organiser et à mettre en place. ».

Revoir l’intervention de Jean-Luc Poulet en vidéo

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