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// Communique de presse //

Greenpeace, le Réseau Action Climat France (Rac-F) et l’Unicef ont publié, ce jeudi, une évaluation de l’ambition des douze plus grandes agglomérations françaises en fonction de leurs initiatives en matière de mobilité pour améliorer la qualité de l’air.

En réaction, Christophe FERRARI, Président de Grenoble-Alpes Métropole et Sylvain LAVAL, Président du Syndicat Mixte des Mobilités de l’Aire Grenobloise déclarent :

« Le territoire métropolitain grenoblois a pris la mesure de l’urgence sanitaire, mais aussi sociale et économique, que représente la pollution de l’air et a multiplié les initiatives pour y répondre depuis plusieurs années, ce que vient confirmer cette nouvelle publication de Greenpeace, du Réseau Action Climat et de l’UNICEF qui demeure concentrée sur les problématiques de déplacement quand bien même le chauffage au bois, et en particulier le chauffage au bois individuel non performant, est à l’origine de 55% des émissions annuelles de particules, et jusqu’à 75% en période de pic de pollution hivernal. Gageons qu’une éventuelle étude menée ultérieurement par les associations en question prenne tous les secteurs d’émission de polluants en compte et les initiatives prises localement en la matière.

La qualité de l’air est un combat quotidien en faveur de la qualité de vie des habitants comme de l’attractivité de notre territoire. Un combat qu’il importe de poursuivre, d’accélérer, en accompagnant chacune et chacun, pour ne laisser personne au bord du chemin.

C’est ce à quoi s’attellent la Métropole et le SMMAG chaque jour, dans un contexte topographique local imposant de redoubler d’efforts : sauvetage de la liaison ferroviaire Grenoble-Gap et mobilisation en faveur d’un service express ferroviaire sur la région grenobloise qui constituera demain la colonne vertébrale de notre réseau de transport en commun ; mise en œuvre de la plus grande voie de France dédiée au covoiturage et de services de covoiturage et d’auto-partage ;  développement de parkings relais en entrée d’agglomération de la grande région grenobloise ; développement du réseau cyclable, de solutions de stationnement sécurisées pour les cycles, du service Métrovélo ; multiplication des réseaux de chaleur sur le territoire ; développement du réseau de chauffage urbain qui utilise aujourd’hui 72% d’énergies renouvelables et de récupération, auquel 50% de bâtiments supplémentaires seront raccordés dans les prochaines années ; Prime Air Bois visant à contribuer au renouvellement des appareils de chauffage individuel au bois non performant et dont le montant a été doublée, atteignant désormais jusqu’à 2 000 euros pour les plus modestes ; mesures d’accompagnement des acteurs économiques s’agissant du remplacement de leur flotte de véhicules, à  l’image d’une aide allant jusqu’à 18 000 euros par véhicule ; Zone à Faible Emission sur 27 communes devant permettre, dans quelques années, que plus aucun habitant ne soit soumis à un dépassement des seuils réglementaires ; etc.

Autant de mesures, loin d’être exhaustives, mises en œuvre en lien étroit avec les communes, et, pour bon nombre d’entre elles, avec le soutien de l’ADEME et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Toutes ces mesures, que nous allons encore renforcer, compléter, contribuent à améliorer la qualité de l’air sur notre territoire et à accompagner toutes et tous car il ne saurait y avoir de transition écologique sans justice sociale. Il importe cependant d’aller encore plus loin. En ce sens la mobilisation de toutes et de tous est indispensable et implique le plein et entier soutien du Gouvernement et des parlementaires, un soutien que nous appelons de nos vœux. A cet égard, on peut s’interroger, regretter que la vente d’appareils de chauffage individuel au bois non performants soit toujours autorisée. Par ailleurs, le Préfet de Haute-Savoie a signé il y a quelques mois un arrêté interdisant toute utilisation de chauffage à bois à foyer ouvert, dans 41 communes de la vallée de l’Arve ; une telle mesure ne devrait-elle pas s’envisager plus largement ? On peut par ailleurs légitimement s’interroger, s’offusquer, vis-à-vis du refus de baisser la TVA à 5,5% sur les transports en commun et les services de mobilité, mesure qui permettrait pourtant de soulager le portefeuille des ménages et de rendre ces solutions de mobilité plus attractives. Il y a par ailleurs urgence à mettre en œuvre un plan national extrêmement ambitieux en faveur des transports en commun et du ferroviaire afin notamment d’entretenir et développer le réseau, et notamment des services express métropolitains à l’image du projet existant sur le bassin de vie grenoblois. Nous en appelons ainsi au Gouvernement et aux parlementaires pour mettre en œuvre des initiatives lisibles, cohérentes et ambitieuses en faveur de la préservation de la qualité de l’air et à soutenir davantage les collectivités et les Autorités Organisatrices de la Mobilité en ce sens.

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