Lettre d’information n°14 du groupe ADIS

Bonjour à tous,

Dans les débats politiques qui ont animé le dernier conseil métropolitain avant la pause estivale, le groupe ADIS a pris toutes ses responsabilités face à des choix politiques difficiles à faire.

En premier lieu, la question des emprunts toxiques pour laquelle nous faisions face à deux choix très inconfortables : bénéficier du fond de soutien de l’Etat et pour cela conclure un accord transactionnel avec la banque et renoncer en contrepartie à tous nos recours judiciaires ou bien, continuer le contentieux avec le risque de perdre bien plus s’il n’aboutit pas. Entre ces 2 solutions, nous avons choisi d’accepter la transaction. Nous prenons nos responsabilités vis-à-vis de nos habitants, en sortant de ce système et en arrêtant de faire des paris sur l’avenir avec les deniers publics. Pour autant, avec ce choix, nous regrettons que la banque s’en sorte une nouvelle fois sur le dos des collectivités et surtout des contribuables. Quant au rôle joué par l’État, c’est bien légitimement qu’il soulève de sérieux questionnements: est-il le garant de l’intérêt général ? Est-il le soutien des collectivités locales ou l’actionnaire de Dexia qu’il a déjà dû sauver en catastrophe de la faillite avec nos impôts? Tous ces constats nous laissent un goût amer, mais si nous prenons le risque de perdre le combat juridique comme la majorité des communes qui n’ont pas pu s’appuyer sur la jurisprudence passée, nous aurons à expliquer à nos concitoyens que nous aurions pu arrêter tout cela mais que nous ne l’avons pas fait. Nous avons donc choisi de stopper l’hémorragie et de sauvegarder plusieurs millions d’euros au bénéfice de nos projets métropolitains.

Autre sujet épineux qui a marqué ce conseil : la question du stade des Alpes et du référé préfectoral concernant l’avenant voté difficilement en décembre 2015 et qui actait un dédommagement de 750 000 euros pour le délégataire du stade. Le choix du mode de gestion idoine pour un tel équipement a ainsi fait l’objet d’échanges constructifs entre les élus métropolitains. Si nous sommes convaincus que gérer un stade de cette taille reste un vrai métier, nous devons, malgré tout, mettre à plat cette délégation : estimer tous les coûts induits et évaluer réellement les risques supportés par l’exercice d’une telle activité. Cela nous permettra de choisir en pleine conscience le mode de gestion le plus approprié qui réponde aux contraintes financières de notre métropole et à sa volonté politique de soutenir les clubs sportifs. C’est un problème de fond que le Conseil Métropolitain doit trancher, et qui soulève de nombreuses interrogations : quel avenir pour ce stade ? Le maintien de deux clubs reste-il souhaitable ? Quel rôle pour le délégataire avec quels moyens ? Nous avons donc demandé à ce qu’un travail collectif associant tous les groupes politiques de notre assemblée soit mené pour étudier les différents modes de gestion ; leurs avantages et leurs inconvénients. C’est l’un des chantiers qui nous attend dès la rentrée prochaine et nous pourrons compter sur l’expertise des personnalités ayant déjà travaillé sérieusement la question.

Nous vous souhaitons à tous un excellent été 

Signature Jacques Nivon3

 

 

 

 

 

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