Conseil métropolitain du 16 décembre – Programme Local de l’Habitat 2017-2022

Les conseillers métropolitains devaient se prononcer sur une délibération d’importance lors de la session du 16 décembre, avec le vote du Programme Local de l’Habitat 2017-2022 (PLH). Ce document stratégique définit les objectifs et principes de la collectivité pour répondre aux besoins en logements et indique les moyens pour y parvenir.

Jacques Nivon, président du groupe ADIS, est intervenu sur cette délibération majeure:

« Il y a une réalité incontournable, c’est que les difficultés pour les familles vont croissantes. On a une paupérisation de la population très importante. A partir de ce constat, nous devons bien apporter une réponse. Si je prends l’exemple de ma commune, Champ-sur-Drac : nous avons été bloqués par le PPRT pour les risques chimiques, et aujourd’hui qu’ils sont levés nous engageons la construction de logements. Dans les années qui viennent on aura 40 % de logements sociaux supplémentaires. Je connais les difficultés que l’on a avec les riverains pour faire accepter le fait que l’on construise ces logements sociaux. Je connais aussi les impacts financiers que cela aura pour la commune en terme de nouveaux équipements et en terme de recettes fiscales. Mais doit-on reculer devant la difficulté, où doit on prendre en compte ce non-logement de personnes qui ont droit à un toit et à une adresse.

Par rapport au PLH, on a eu des documents particulièrement clairs et bien construits, et il faut souligner la qualité du travail effectué. Nous apprécions également l’orientation qui vise à produire davantage de logements locatifs sociaux dans les communes en déficit, mais également de développer une offre dans le secteur pavillonnaire, et de privilégier la production de logements très sociaux tout en équilibrant leur répartition sur le territoire. Nous sommes également favorables à la volonté de s’attaquer au fond du problème des personnes qui sont à la rue, en créant les conditions de construction de plus de logements pérennes. C’est répondre à un droit, celui d’avoir un toit. Avec la délibération présentée et la répartition territoriale, il s’agit d’un effort pour chacun, celui de respecter les obligations légales, mais également d’aller plus loin pour encourager la mixité sociale en enrayant la séparation entre nos habitants qui alimente préjugés, stéréotypes et des peurs parfois irrationnelles.

Nous élus sommes responsables devant nos populations en cultivant des valeurs de solidarité pour chacun d’entre nous afin de garantir les conditions du mieux vivre ensemble. Les communes plus rurales, qui ne sont pas forcément astreintes, doivent également faire cet effort, et il n’est cependant pas toujours facile d’y attirer des bailleurs étant donné la configuration de notre territoire avec un foncier cher et restreint sur des petites opérations difficiles à équilibrer financièrement. Nous devons donc veiller à maintenir une souplesse dans nos objectifs pour ne pas mettre en péril certaines opérations.

Le développement de l’offre dans le parc privé doit être favorisé, avec une politique incitative vraiment efficace en la matière, car il s’agit d’une véritable opportunité pour améliorer la mixité sociale.

Pour conclure, je dirais que lorsque nous recevons un faire part des morts de rues dans nos communes, que ce soit par suicide ou de froid, et quelle que soit sa nationalité, c’est pour nous individuellement, et je l’espère collectivement, une blessure. Nous avons conscience des besoins estimés : ils sont considérables dans une société rongée par la paupérisation. Le travail engagé vise à apporter des solutions dans un contexte financier contraint pour la collectivité. Pour autant nous devons garder la possibilité d’adapter les moyens que nous mettons dans cette politique en fonction de ses résultats ».

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